Stéphane Balaÿ

projet :

exporter

Carte exportable (iframe)

Largeur (pixels)

Hauteur (pixels)

Copiez-collez ce code HTML

Liens permanent vers cette carte

st_balay_fukushima

Je ne suis pas à proprement parler un artiste. Improviser, laisser venir, est chez moi le pôle passif d’une démarche indispensable au surgissement de formes qui ne sont ni visuelles, ni sonores, ni gustatives, ni visuelles, ni tactiles.
Alors que la tragédie de Fukushima est le résultat d’un travail extrême sur la matière, je me propose d’accéder directement à ce qui est et fait la matière.
« Accéder à » n’est plus « travailler sur » mais « faire masse avec » et cela n’est possible qu’à l’échelle de mon organisme.
Mon centre d’intérêt est donc se qui se passe à l’échelle de mon organisme et cela s’exprime par le fait que je suis double à l’échelle de mon organisme, que je suis acteur et spectateur, le plein et le vide, celui qui accueille et celui qui pénètre pour ne plus avoir à compenser par des sauts d’échelle extrêmes qui finissent trop souvent par se retourner contre la petite Asami demeurant à Fukushima. Je me répète, lors de l’accident nucléaire du 12 mars 2011, ce qui se passe à l’échelle de l’organisme de la petite Asami demeurant à Fukushima se rappelle à notre bon souvenir – échelle que les nucléairophages négligent totalement.
Une dernière chose, lors du surgissement paisible de ces formes spéciales, je ne réduis plus la petite Asami de Fukushima à n’être qu’une entité blessée, et, si j’ai bien compris, c’est de cela dont il est question aujourd’hui.


Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *