Le Printemps et Ashura de Kenji MIYAZAWA, lu par Hideo FURUKAWA

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La neige du Mont Kurakake

Comme je ne peux m’appuyer
sur les prairies et les bois incertains
gorgés d’eau et d’un vert noirâtre
ce qui me soutient
c’est uniquement la neige du Mont Kurakake

en vérité ce n’est que tourbillon de neige
aussi vague qu’une pluie de levure –

ce qui me donne un faible espoir
c’est uniquement la neige du Mont Kurakake

L’entrepôt de carbure

Sorti en toute hâte d’une gorge de neige et serpentine
j’aperçus soudain les lampes transparentes et froides
de l’auvent de l’entrepôt de carbure
elles que j’avais prises pour les éclairages nostalgiques des rues
– la neige fondue m’a complètement trempé
allumons donc une cigarette –

le charme troublantde cette aurore
qui vient effleurer ma sueur
n’est pas seulement dû au froid
n’est pas non plus seulement dû à ma tristesse

 

(éditions Fata Morgana 1998
Traduction : Françoise Lecœur, adaptation : Francis Coffinet)

 

A écouter également, la lecture de Yoko Higashi mise en musique par Lionel Marchetti : http://www.lampe-tempete.fr/ashura.html

 


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Hideo Furukawa